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Dossier de presse 2011

27/05/2014 - Lu 2033 fois
Sud-Ouest et Blog / Jean-Claude Faure
Le Résistant

 

Sud-Ouest 20 octobre 2011

 

 

 

 

 

 

Le Résistant 13 octobre 2011

 

 

 

 

 

Des documents sur Sainte-Foy d'hier

 

Des documents sur Sainte-Foy d'hier
À l'angle des rues de la République et Victor-Hugo, les Nouvelles Galeries au début du XXe siècle. ARCHIVES CLAUDE STROH© PHOTO 
FAURE JEAN-CLAUDE
U

ne exposition sera présentée du samedi 15 au samedi 22 octobre, de 10 heures à 12 h 30 et 16 à 19 heures, salle Broca, place de la Mairie, sous les couverts. Entrée gratuite.

Lors de son assemblée générale, la société d'histoire Les Amis de Sainte-Foy et sa région, sous l'impulsion de Suzette Chassagne, a souhaité se consacrer à la réalisation d'une exposition sur les commerces et les boutiques d'artisans d'autrefois.

Il s'agissait de rassembler un grand nombre de documents concernant les magasins, ateliers et activités des principales rues et places de Sainte-Foy afin de susciter un travail de mémoire individuel et collectif. Ce faisant, le photographe Claude Stroh a puisé dans le passé de sa famille. La collecte de témoignages, de photographies et de cartes postales a été très riche puisque 160 photographies seront présentées, se déroulant comme une bande dessinée. Les Éditions de l'Entre-deux-Mers en ont assuré l'impression.

Un registre sera mis à disposition pour solliciter témoignages, remarques, suggestions et apport de nouveaux documents. Ces derniers contribueront à l'enrichissement du cahier « Sainte-Foy d'hier : commerce et artisanat », qui sera publié en 2012.

Jean-Claude Faure

 

 

Le train met la vapeur

 

 

  

Le train met la vapeur
La gare de Sainte-Foy au début du XXe siècle. PHOTO COLLECTION MUSÉE DU PAYS FOYEN© PHOTO  
FAURE JEAN-CLAUDE
L

a dernière livraison des Cahiers des Amis de Sainte-Foy et sa région retrace l'aventure du chemin de fer entre Libourne et Bergerac.

Une ligne avec la gare ouverte dans la bastide qui va permettre le désenclavement de la vallée. Henri Besson-Imbert et Christian Chaugier sont les rédacteurs de ce récit, riche en rebondissements, et dont l'impact économique, a modifié la donne à partir du milieu du XIXe siècle.

« La vallée de la Dordogne est une voie majeure de communication, explique dans le préambule la secrétaire de l'association, l'historienne Jeanne Vigouroux. Les hommes, les produits de cette riche vallée empruntent les chemins et routes mais surtout la voie fluviale, haut lieu de la batellerie jusqu'au milieu du XIXe siècle. C'est alors que la concurrence du chemin de fer modifie la donne. Il l'emporte sans difficulté parce qu'il est considérablement plus rapide et parce que le tonnage transporté est nettement plus élevé. »

Henri Besson Imbert retrace cette réalisation conçue en 1846 et dont la première conclusion aboutit avec l'ouverture au public, « tant pour les voyageurs que pour les marchandises », le 20 décembre 1875, avec une section entre Saint-Antoine-de-Breuil et Bergerac.

Les Briands, privé de gare

Un cheminement de trente années, glorieuses, où les procédures administratives menées sous de multiples gouvernements ne manquent pas de rebondissements. Christian Chaugier ajoute à cette enquête passionnante et richement illustrée, en nous proposant un gros plan sur la construction de la ligne sur la commune de Saint-Avit-du-Moiron.

Dès 1860, sous l'empire de Napoléon III, le Conseil municipal de Saint-Nazaire, commune voisine qui a, depuis, fusionné avec la précédente, délibère sur le trajet en émettant le vœu de bénéficier également d'une station au lieu dit Les Briands.

La gare des Briands ne verra finalement jamais le jour, même si les démarches fort argumentées, des deux municipalités, se sont poursuivies jusqu'en 1925.

« Les Briands, sa gare, son hôtel, ses restaurants et tout le commerce environnant… Il n'est pas interdit de rêver et d'imaginer ce que pouvait devenir ce petit hameau, si d'aventure les conseils municipaux de Saint-Avit-du-Moiron et de Saint-Nazaire avaient obtenu gain de cause », commente ainsi Jean-Pierre Naudon, le maire en exercice de Saint-Avit-Saint-Nazaire.

Jean-Claude Faure

Le Cahier n° 98 des Amis de Sainte-Foy et sa région est en vente à l'office de tourisme, 102, rue de la République, 33220 Sainte-Foy-la-Grande, tél. 05 57 46 03 00 (15 euros).


 pour consulter le N° 98 cahier n° 2  vous pouvez cliquer ici

 

 

 

Une enquête historique saluée

 

 

 

 

 

 

Une enquête historique saluée
Le bureau des Amis de Sainte-Foy et sa région avec Jacques Puyaubert, Jean Millepied et Jeanne Vigouroux. PHOTO JEAN-CLAUDE FAURE
 
© PHOTO  
FAURE JEAN-CLAUDE
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'assemblée générale des Amis de Sainte-Foy et sa région a démontré le dynamisme de cette société historique forte de quatre-vingts adhérents.

L'année écoulée a été marquée par le travail de collecte de la mémoire se rapportant aux Juifs présents à Sainte-Foy de 1939 à 1945. Le cahier 96-97 de la société présente les résultats de l'enquête minutieuse menée par le président Jacques Puyaubert. Deux conférences sur le même thème ont eu lieu à Sainte-Foy le 3 décembre 2010 et au Fleix le 20 avril. Le cahier a été vendu à plus de 250 exemplaires.

Colloque en 2013

Le site web www.saintefoylagran dehistoire.com, mis en place grâce aux services d'Emmanuel Courtaud, s'est enrichi de notices et de mise en ligne des cahiers. Il est consulté par un nombre croissant de personnes.

Les futures manifestations sont tout aussi encourageantes, avec une exposition en octobre intitulée « Mémoire de la Ville, Sainte-Foy d'hier et d'aujourd'hui », sous la responsabilité de Suzy Chassagne, et un numéro spécial des cahiers « La ligne Bordeaux-Bergerac », rédigé par Henry Besson-Imbert et Christian Chaugier.

À plus long terme, il a été décidé que le colloque de la Fédération historique du Sud-Ouest se tiendrait à Sainte-Foy courant 2013. Ce sera une occasion exceptionnelle d'accueillir des spécialistes originaires du Grand Sud-Ouest et de leur faire découvrir les richesses locales.

pour consulter le N° 96-97 cahier n° 2 et  1  vous pouvez cliquer ici 

 


 
 
 
 

Près de deux ans de travail ont été nécessaires au Président Jacques Puyaubert et à son équipe pour rédiger ce document d'exception qui fera date. Ce numéro spécial des Cahiers des Amis de Sainte et Sa Région présenté au Lycée Reclus-Broca, vendredi en fin d'après-midi est intitulé "Le sort des juifs à Sainte Foy La Grande (1939-1945)". Une œuvre de collecte de multiples témoignages,  qui aboutit à 165 pages d'une qualité historique et scientifique redoutable. "Je crois qu'en Aquitaine, cette expérience de collecte de la mémoire collective sur ce sujet comme le propos sont assez neufs parce que Sainte-Foy et sa petite région ont représenté un havre de paix relatif où les Juifs ont pu se sentir protégés pendant une partie de la guerre, argumente Jacques Puyaubert, agrégé d'Histoire, qui a fait une grande partie de sa carrière d'enseignant dans la bastide." En 1939, il n'est recensé qu'une seule famille de religion juive dans la cité, les Bouaknim. La boutique " Chez David, à la renommée du vêtement " se trouve place de la Mairie. David, originaire de Ouarzazate (Maroc), s'est installé en 1925 avec son épouse Rachel. Pour certains il était "le negro", pour la plupart il était David. Son fils Gilbert témoigne de ce quotidien foyen, quasi idyllique, qui va devenir beaucoup plus compliqué sous le régime de Vichy et l'occupation allemande. La communauté juive comprendra des dizaines de famille venus trouver refuge en terre foyenne près de 180 personnes, en 1944.
"Sainte-Foy se trouve en zone libre, juste derrière la ligne de démarcation. D'abord le noyau protestant (pasteurs, associations, familles) était fort actif, possédait des réseaux en connexion avec Bordeaux, et considérait de manière positive les Israélites et les Juifs en général, explique Jacques Puyaubert. De plus, de multiples complicités ont vu le jour pour entourer les Juifs repliés, parfois dès le début de la guerre avec les personnes déplacées depuis la Lorraine ou l'Alsace: municipalités, secrétaires de mairie, gendarmeries ont donné les coups de pouce indispensables". Mais les "parpaillots" n'étaient pas les seuls. Gilbert Bouaknim cite en exemple les familles Lamothe et Décombe. Jean Lamothe et Marcel Décombe sont plus connus comme laïcs farouches, que comme "grenouille de bénitier". "la solidarité active en faveur des Juifs de Sainte-Foy a inclus et dépassé le cadre des cercles protestants, concernant des pans entiers de la microsociété locale ; elle s’est exercée largement dans les institutions pour la jeunesse, comme les Éclaireurs unionistes, mais aussi la Jeunesse Catholique Foyenne (JCF), le club de foot et d’athlétisme, le Stade foyen..." peut-on lire dans la présentation de ce cahier. On fait la connaissance aussi  d'Alice Girou, en charge des services sociaux du quotidien "La Petite Gironde", qui était la fille d'un batelier foyen, et a permis à de nombreuses familles d'être accueillies dans le Pays Foyen. Pineuilh, Saint Quentin de Caplong, Gensac et Pessac, mais aussi  Port Sainte Foy et Saint Aulaye sont des point de refuge des deux côtés de la rivière. Avec ce document, l'histoire de la vallée en particulier fait un grand pas, et l'histoire tout court  réalise une belle avancée, qui se conclut affreusement par le massacre de 6 juifs dans le bois de Souleillou , près du Fleix(24) par des français. Des corps francs commandés, par un certain Besson-Rapp aux côtés de l'armée allemande, qui d'ailleurs sauvera sa tête à la libération. Vendredi 3 décembre à 18h au Lycée Reclus-Broca 7 avenue de Verdun.

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la carte d'identité de Pauline Oungre réfugiée foyenne portant la mention "juif"
Un témoignage :
Jean-Moïse Braitberg est né à Sainte-Foy-la-Grande en 1950, où il a été élève de l'école publique et du lycée. Journaliste, écrivain, il a publié L'enfant qui maudit dieu (Fayard 2006) et Un juif impossible (Fayard 2009), roman dans lequel il évoque le massacre des juifs de Sainte-Foy sous l'Occupation et la complicité des autorités municipales dans cet événement. « Il y a eu aussi, au début de la guerre, beaucoup d'évacués de l'Est ou de la région parisienne qui étaient juifs. Il y avait un centre d'accueil à Vélines où ma mère a connu une jeune Juive allemande du nom de Lotte Kahn qui a ensuite émigré en Argentine. Ma mère et cette jeune femme ont conservé des relations toute leur vie. Il y a eu aussi Alain Mangel, le frère de Marcel Mangel plus connu sous le nom de mime Marceau, Juif alsacien, qui a été instituteur quelques mois à Vélines. "
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Le succès du cahier de la société historique

 

 

 

 

 

Le succès du cahier de la société historique
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Émile et Georgette Herpe ont accueilli une dizaine d'adolescents juifs au collège de garçon de Sainte-Foy qu'ils dirigeaient. REPRODUCTION « SUD OUEST »
 
© PHOTO  
FAURE JEAN-CLAUDE
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e cahier double consacré aux Juifs à Sainte-Foy-la-Grande pendant la Seconde Guerre mondiale, édité par Les Amis de Sainte-Foy et sa région, a rencontré un vif succès tant auprès de la population foyenne qu'auprès des descendants des familles juives qui ont résidé ici ou dans la région sous l'Occupation.

« La présentation publique du 3 décembre 2010 a montré combien les attentes étaient fortes, d'autant que le massacre de six Juifs à Souleillou en août 1944 restait enfoui dans les mémoires », explique Jacques Puyaubert, le président de la société d'histoire.

Réédition

Depuis cette lecture de textes devant un public fourni, Les Amis de Sainte-Foy ont procédé à une réimpression de leur revue. Le contenu a été, grâce aux très nombreux apports de particuliers, à la fois amendé, enrichi de noms de personnes, de lieux, de professions et, également, de nouvelles anecdotes apportées. Deux nouveaux témoignages se sont ajoutés, portant le total à 33, l'un sur une famille de Gensac dont la fille fut internée au camp de Gurs et l'autre concernant plus particulièrement le massacre du Fleix.

De plus, le cahier photos a été augmenté grâce à des concours bénévoles. La quête d'informations par la société d'histoire comme le débat autour de ce thème restent à l'ordre du jour. Pour se procurer ce cahier spécial, il convient de s'adresser à l'Office de tourisme au 102, rue de la République, à Sainte-Foy-la-Grande.

 
 

pour consulter le N° 96-97 cahier n° 2 et  1  vous pouvez cliquer ici

 

 

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